La semaine dernière, une collègue coach m’indiquait qu’une de ses clientes se questionnait sur un possible TDAH la concernant.

Elle m’indiquait également qu’il s’agissait de quelqu’un de plutôt anxieux.

Justement, dans un article du Cerveau & Psycho de Mai 2023, Diane Purper-Ouakil* s’interroge sur le lien entre TDAH et anxiété.

Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité semble associé à un risque accru de troubles anxieux.

Il est de plus en plus diagnostiqué chez les enfants (parfois à tort). Mais pour les adultes, c’est souvent le parcours du combattant.

Si certains symptômes (inattention, impulsivité, hyperactivité) ou leur intensité, disparaissent à l’âge adulte, ceux-ci peuvent sérieusement affecter le bien-être et la qualité de vie au quotidien et dans la société.

Planifier, organiser des tâches. Simple pour certains. Un effort considérable, voire mission impossible pour eux.

TDAH et anxiété : quel est le lien ?

Une nouvelle étude, parue dans la revue Scientific Reports, vient en rajouter une couche : les personnes présentant des traits du TDAH ont également des risques accrus de souffrir de symptômes d’anxiété et de dépression. Chez certains, c’est même assimilé à un trouble bipolaire avec une alternance d’épisodes d’euphorie et de dépression.

Les difficultés d’inhibition comportementale dont font preuve les personnes atteintes de TDAH ne seraient pas étrangères à la survenue de ces symptômes, via un déficit de régulation émotionnelle.

Cette étude est à prendre avec recul et elle demande à être étayée.

Pour autant, elle offre des pistes de compréhension intéressante pour les personnes qui essayent de se dépêtrer de cette somme de difficultés.

Ces adultes ont souvent des trajectoires de vie plus complexes que la population générale. Ils sont (tout comme les enfants) exposés à l’adversité, à des accidents de la vie, à des évènements traumatiques. Ils sont aussi plus soumis à de l’instabilité professionnelle et relationnelle.

Chez les femmes, le TDAH passe plus facilement inaperçu car elles arrivent mieux à compenser. Le trait prédominant est l’inattention mais il peut être masqué par d’autres troubles.

Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) touche 3 à 9% de la population. Il est ainsi relativement fréquent.

Améliorer sa reconnaissance et sa prise en charge chez les adultes et notamment les femmes est donc important.

Il est également primordial de modifier les représentations négatives que l’on peut avoir face à ces personnes TDAH adultes, tout comme n’importe quelle autre personne d’ailleurs. Qu’elles soient vues comme une opportunité pour chacun et pour l’entreprise.

En ce sens, les entreprises doivent sensibiliser et accompagner leurs collaborateurs sur ce sujet du handicap et de la neurodiversité. Cela passe par des formations centrées sur l’Humain.

Le TDAH est source d’anxiété. Nous venons de le voir.

Mais la problématique peut également être envisagée dans l’autre sens.

Parmi les clients de LD Développement, certains se plaignent de difficultés d’attention et de concentration.

Le bilan cérébral (enregistrement des ondes cérébrales via l’EEGq) montre des problématiques de sommeil et d’anxiété.

Alors, qui de l’œuf ou de la poule….

A l’entraînement, et lors de nos échanges, il apparait souvent qu’une anxiété envahissante engendre ces difficultés d’attention et de concentration.

La stratégie est, en parallèle du travail en Neurofeedback, de fournir des éléments didactiques et pédagogiques :

  • Saisir ce qui arrive
  • Mieux comprendre ce qu’il vit
  • Clarifier ce qui est de l’ordre du « normal » et de l’« anormal » envers ses émotions, ses pensées et son corps.
  • Permettre de modifier ses pensées et ses attitudes.

Si vous souhaitez en discuter ou partager sur votre vécu, vous pouvez nous contacter via ce lien.

*Diane Purper-Ouakil est Professeuse des universités et praticienne hospitalière de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, au Centre hospitalier universitaire de Montpellier.